Les courses françaises en danger

Pour assurer le bon déroulement d’une course cycliste, il faut réunir plusieurs ingrédients : des organisateurs passionnés (et bénévoles la plupart du temps), un beau parcours et des forces de l’ordre pour assurer la sécurité des participants, à l’encontre des automobilistes notamment. Ce dernier point est d’une importance capitale pour un sport dont le terrain de jeu est la voie publique.
Or, la survie des courses cyclistes en France est menacée dès 2011 par un arrêté publié fin octobre qui prévoit une hausse très élevée du tarif horaire par gendarme de 2, 40 € à 12 €. En attendant une augmentation jusqu’à 20 € en 2014.

Les courses en ligne ou par étapes sont les premières touchées en raison des besoins en forces de l’ordre pour ce type de manifestations. De nombreux organisateurs voient ainsi leurs coûts d’organisation exploser, au risque tout simplement de mettre la clé sous la porte très prochainement.
Déjà exposé aux changements de valeurs de notre société, le vélo de compétition semble touché de plein fouet par cette mesure, au départ destinée à contenir les excès aux abords des stades d’un sport comme le football, qui lui même brasse des millions. Ce qui n’est évidemment pas le cas du cyclisme.

Le VC Roubaix avait été le premier à tirer la sonnette d’alarme pour l’organisation de son Paris-Roubaix Espoirs, avant de recevoir l’aide substantielle d’ASO, une société privée largement bénéficiaire.
Mais confier toutes les organisations à des sociétés privées, peut-être les seules à pouvoir payer dans un avenir proche, nous semble contraire à l’esprit du vélo en club. Très élitiste en tout cas.

Photo : CC Celso Flores

2 réflexions au sujet de « Les courses françaises en danger »

  1. Que dire ??
    Si ce n’est que nous marchons sur la tête.
    A croire qu’il faut détruire un sport comme le vélo.
    Depuis le temps que j’entends dire que nous finirons tous dans des stades à tourner sur une piste.

    Non franchement c’est désolant.

    Comment voulez-vous que nous y arrivons ?

  2. Il me semble que les dirigeants de la FFF ou autres sports réagissent plus fermement aux injustices que les dirigeants du cyclisme. Je pense aussi aux bénévoles qui organisent les courses pour les gamins, un jour il faudra qu’ils paient pour le faire de leurs propres deniers, et ce sont en général des gens modestes. Le sport populaire va crever. Je me demande si ce n’est pas le but de la manoeuvre.

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