Cipollini regrette le temps des gladiateurs du cyclisme

Cet article disponible sur le site internet du Monde fait suite à un entretien donné par Mario Cipollini au quotidien l’Equipe. Le « Roi Lion », tel qu’on le surnomme, nous fait part de ses regrets, son mécontentement quant à la tournure prise par le cyclisme professionnel depuis quelques années. Un certain parfum de nostalgie, mais surtout de révolte, s’échappe des propos du champion aux 42 victoires dans le tour d’Italie. Selon lui, le cyclisme perd de sa superbe et les coureurs n’ont plus cette rage de vaincre qui faisait fureur jadis. Trop de copinage, de compassion, de fraternité dans un sport qu’il considère avant tout comme machiste, personnel et guerrier. Le coureur vu par Cipollini, c’est un gladiateur prêt à tout pour sortir vainqueur de l’arène, doté de l’instinct de survie pour marquer les courses et les esprits de son empreinte. Pas question de faire le moindre cadeau à l’adversaire, ni même de montrer un quelconque signe d’empathie. La méchanceté reste pour lui une valeur sûre pour amener la réussite. Lorsqu’il évoque les champions actuels, inutile de vous dire que Cipollini ne prend pas de gants. Bien loin de lui l’idée de les caresser dans le sens du poil. Bien au contraire. Et c’est ainsi qu’il dépeint Contador  comme quelqu’un de non coordonné sur son vélo, ressemblant davantage à un comptable ou un géomètre qu’à un champion, tout juste bon à « remuer son petit derrière » quand il court. L’Italien n’a pas la langue dans sa poche. Idem lorsqu’il évoque certains signes de sympathie chez les coureurs, accolades et autres embrassades entre Contador et Schleck notamment. Il n’en revient pas. Pour expliquer le schéma actuel, outre une hypothèse biologique remplie d’ironie, Cipollini cite l’argent et les conflits d’intérêt comme arguments majeurs. Tout est calculé, rien n’est innocent. Lorsqu’est évoquée la question du dopage, le champion du monde 2002 monte au créneau. Tolérance zéro, un point c’est tout. Inutile de tergiverser sur le sujet, son avis sur la question est tranché. Voilà, un article comme on les aime, véritable appel à vos commentaires. Cipollini va trop loin ? D’accord avec lui ? Le débat est ouvert.

Photo : Flickr CC Stephany Z

3 réflexions au sujet de « Cipollini regrette le temps des gladiateurs du cyclisme »

  1. Je n’irai pas jusqu’à dire qu’il crache dans la soupe comme beaucoup d’anciens le font.
    Mais il a raison !!!

  2. Bien sur qu’il a raison, on se croirait dans le monde des bisounours, le temps des grandes batailles a disparu, par exemple la rivalité Schleck Contador ne suscite aucune passion , juste quelques sourires.

  3. D’accord avec toi Stef, Mario a entièrement raison ! Comment ne pas regretter le manque de caractère et de personnalité des champions d’aujourd’hui…

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