La foire au guidon

Tout récemment, j’ai dû me replonger avec attention dans les catalogues constructeurs pour choisir un nouveau cintre.

Je m’explique : j’ai commandé et reçu mon nouveau vélo, celui avec lequel j’espère faire autant de kilomètres en 2011 qu’en 2010. C’est la première fois que j’achète un vélo complet, et non monté pièce par pièce. Exactement comme le font la plupart des gens maintenant, puisque c’est le mode d’achat imposé par les marques hors artisans.

Que nous sommes loin d’ailleurs du fameux sur mesure, qui nous semblait totalement indispensable il y a à peine plus d’une dizaine d’années, quand un bon et beau vélo pour courir était choisi avec soin, au millimètre près…

Bref, séduit que je suis par le look et l’unité d’un « combo » (cintre et potence monocoque moulés ensemble), je me décide à commander mon vélo ainsi équipé. En prenant soin bien sûr de choisir la bonne longueur de potence et la bonne largeur de cintre. Dans l’attente de cet objet de fantasme, je me force sur mon vélo d’hiver à adopter un cintre de forme équivalente, moi qui roule depuis l’année 2000 exactement sur le même cintre (même marque, même modèle).

L’adaptation n’est pas des plus simple, mais je m’y fais. Et puis mon vélo attendu depuis 4 mois arrive enfin. Catastrophe ! Le combo n’a pas la bonne longueur de potence. Et la marque est en rupture de stock !

Me voilà donc en quête d’un beau et bon guidon. Je me lance dans une recherche approfondie de l’offre des constructeurs. Entre les modèles à forme ronde, compacte ou anatomique, les cintres alu ou carbone, impossible de retrouver ses petits. Il faut dire qu’entre ceux qui ne délivrent pas les mesures prises au même endroit, les différences de hauteur et de profondeur (les fameux drop et reach), me voilà complètement perdu. Du temps où les vélos étaient ajustés au millimètre, tous les cintres avaient la même courbure ou presque. S’y ajoutent les matériaux utilisés, avec des modèles qu’on nous présente comme « confortables », histoire de justifier leur mollesse. Sans préciser qu’un cintre « mou » avec un vélo rigide, ça devient dangereux à piloter.

Au final, j’ai pris la meilleure décision qui s’imposait. Reprendre la même marque et le même modèle que j’utilise depuis tant d’années. Et tant pis pour mes envies de suivre la mode et les tendances.

En attendant, vous pourrez y voir plus clair dans le prochain numéro de Cyclo Passion, avec un dossier super complet sur le choix d’un bon cintre. Histoire d’avoir les idées plus claires que moi !

G.J.

Une réflexion au sujet de « La foire au guidon »

  1. J’ai vu et pu constater sur un salon que le nouveau Combo Control Tech Escape était beau et light.
    Le tarif est élevé +/- 650 €
    Mais personne ne l’a en ce moment en vente.
    Le gros problème vient comme vous dites des prises de mesure.
    Il faudrait une charte qui permette aux utilisateurs de s’y retrouver.

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